Azure Backup et System Center Data Protection Manager: comprendre l'histoire, la tarification etc...


System Center DPM sauvegarde les données des fichiers et des applications. Les données sauvegardées dans DPM peuvent être stockées sur bande, sur disque, ou depuis quelques temps sauvegardées dans Azure avec Microsoft Azure Backup (solution de sauvegarde intégrée au Cloud pour protéger les données de vos applications et les stocker dans votre coffre fort sécurisé).

Dans un scénario simple d'utilisation d'Azure Backup seul (c'est à dire sans DPM), on paye les instances protégés par le service de sauvegarde cloud et le stockage consommé par ces backups.

Ceci étant dit, comprendre l'histoire entre DPM (groupes de protection) et Azure (instance/stockage), notamment le modèle tarifaire et pourquoi ces tarifs peut amener certaines confusions.

Quelques clarifications sont à mon sens nécessaires:

Rappel sur le modèle de tarification d'Azure Backup

La tarification du service Azure Backup est basée sur le nombre de machines à sauvegarder ainsi que sur la quantité de stockage consommé (blob de type bloc en LRS ou GRS, j'explique dans un autre article comment estimer ce besoin). Ainsi, la facture Azure mensuelle fait apparaître une ligne concernant les "instances protégées".

Qu'est ce qu'une instance protégée?

En résumé, une instance correspond à un serveur protégé (c'est à dire sur lequel on a installé l'agent DPM) et n'a rien à voir avec le groupe de protection au sens DPM (qui sert à définir ensuite les stratégies de sauvegarde). L'instance peut être une VM dans le IaaS Azure, un serveur physique ou encore une machine virtuelle qui tourne sur un hyperviseur comme Hyper-V.

En fonction de la taille de l'instance, on aura un coût forfaitaire mensuel en plus du stockage. Pour cela, je vous renvoi à la page officielle des tarifs Tarification Azure Backup.

Et donc avec mon DPM? 🙂

Regardons l'exemple suivant pour bien comprendre:

DPMAB
Ici, nous avons un serveur DPM déployé à demeure avec son stockage local et il protège 4 serveurs (2 physiques & 2 VMs, les data sources). Comme on l'a vu, Azure Backup est facturé uniquement en fonction des machines protégées et donc DPM est simplement le véhicule qui permet d'acheminer le flux de données jusqu'au coffre de sauvegarde dans le cloud.

Donc dans cet exemple, seuls les serveurs en bleu sont comptabilisés comme instances protégés dans l'utilisation du service de backup, le serveur DPM ainsi que les données locales en gris ne seront pas inclus dans la facturation. A noter que les hôtes Hyper-V ne sont pas comptés comme instance protégé, seules les VMs qui sont exécutées au-dessus (3 & 4 sur le schéma) sont intégrées dans le calcul.

Finalement, qu'est ce que je paye dans ces frais d'Azure Backup?

La documentation expliquant la tarification d'Azure Backup est assez limpide. Néanmoins, on peut se demander ce qui est compris dans ces frais de service (hors stockage), notamment si on a déjà une solution de sauvegarde comme DPM.

Globalement, ces frais comprennent:
- Les unités de calcul pour gérer les incréments de sauvegarde ainsi que les mécanismes de compression et de chiffrement avant le stockage des données dans Azure.
- Toutes les transactions sur le compte de stockage ainsi que l'environnement nécessaire pour maintenir l'historique de récupération des backups et l'ajustement automatique des volumes alloués au coffre de sauvegarde.
- La bande passante sortante lors des opérations de restauration.

Et bien entendu comme on est sur le cloud, les nouvelles fonctionnalités qui viendront enrichir ce service de manière transparente.

Parallèlement, beaucoup de produits de sauvegarde du marché écrivent directement dans les comptes de stockage des clients et il faut donc avoir en tête que des coûts Azure associés en découleront (transaction, bande passante sortante...).

En conclusion, Azure Backup offre un service de sauvegarde en ligne "clé en main" dans la mesure où tous les frais du modèle Cloud sont compris (pas de surprise) dans ce package.

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